
Situé à 6 km seulement de Paris et 18 fois plus grand que le jardin du Luxembourg, le domaine national de Saint-Cloud (plus connu sous le nom de parc de Saint-Cloud) est l’un des plus beaux parcs de France. Pourtant, en arrivant sur place, il est frappant de constater le peu de monde qui le fréquente. Voici quelques pistes simples pour que les lieux soient plus et mieux investis par le public. Sentez-vous libre de contribuer.
Finalités de cette démarche
L’objectif, ici, est d’impulser la création de nouveaux services et le développement de services actuellement déficients. En facilitant la vie des usagers mais aussi en renforçant la notoriété du domaine, ils peuvent contribuer à ce que :
— Davantage de personnes en profitent,
— Les gens puissent y aller plus souvent,
— rester sur place plus longtemps,
— dans de meilleures conditions,
— dans le respect des lieux,
— Les biens immobiliers à proximité s’en trouvent valorisés,
— Le domaine ait une image innovante, avant-gardiste et encore plus rayonnante,
— et en faire un parc modèle en matière d’aménagement.
Les mesures évoquées dans ce billet permettraient d’améliorer concrètement l’expérience de l’ensemble des visiteurs, mais plus particulièrement celle des :
— femmes,
— enfants,
— vieilles personnes,
— familles,
— sportifs.
Vous faites partie des usagers du domaine, voire de ses amoureux ? Vous désirez peser sur sa gestion, son devenir ? Si c’est le cas, vous pouvez les faire connaître autour de vous, les commenter, les compléter, les enrichir, vous les approprier.
De nombreuses idées et réflexions viennent de personnes avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger. Libre à vous d’apporter, à votre tour, une pierre à l’édifice…
Voici les propositions :
Installer plus de fontaines et plus de toilettes
Actuellement, ces services de première nécessité font cruellement défaut. De plus, ils sont difficiles à localiser.
Pour les fontaines, je pense notamment aux nombreux coureurs et cyclistes : il est essentiel qu’ils puissent s’hydrater.
Lors d’un entretien téléphonique, Brice Mathieu, le précédent administrateur, m’avait dit envisager la mise en place de toilettes sèches. C’est une option particulièrement pertinente dans la nature. Il existe d’ailleurs des prestataires qui commercialisent des toilettes publiques sèches.J’en profite pour porter à votre attention un billet précédemment publié sur Piquez Mes Idées :
16 propositions pour développer, moderniser et améliorer l’offre de toilettes publiques
— L’article complet
— Un résumé d’une page (au format PDF)
Des urinoirs (y compris pour femmes et enfants)C’est une solution simple, peu coûteuse — à l’installation comme à l’entretien — et qui pourrait être mise en place rapidement. Elle serait utile et appréciée de tous.
Il existe désormais des urinoirs publics pour femmes. Leur déploiement dans le domaine constituerait aussi une mesure forte en matière d’égalité d’accès aux équipements.
La société Vision Verte commercialise des produits potentiellement intéressants. Il s’agit, en l’occurrence, d’urinoirs fonctionnant :
— Sans eau,
— sans électricité,
— sans chimie,
— sans odeurs,
— sans contact.
Elle propose des modèles :
— Pour hommes
— Pour enfants
— Pour femmes, en position debout, comme sur la photo ci-dessous :

Vous pouvez découvrir ce dernier modèle en consultant :
— une vidéo de 30 secondes.
— un article de presse
Autres prestataires qui commercialisent des urinoirs publics pour femmes (en position assise) :
— Lapee
— Madame Pee
— Marcelle
Des chemins praticables pour les piétons
Les automobilistes bénéficient de nombreuses et larges routes goudronnées pour traverser le parc. À plus forte raison, les piétons devraient disposer de chemins convenables. Actuellement, c’est loin d’être le cas. Et ça l’est encore moins pour les PMR (personnes à mobilité réduite).
Prenons l’exemple de l’axe le plus fréquenté : la grande allée de Marnes. Le sol y est irrégulier et elle n’est pas praticable par mauvais temps — ni pour marcher ni pour courir. En effet, elle est souvent couverte de boue, de flaques d’eau ou de verglas. Le risque de chute est réel. Résultat : comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, certaines personnes empruntent la route goudronnée, ce qui est encore plus dangereux, en particulier pour les enfants.
Une solution pourrait consister à poser des revêtements stabilisés perméables (cela se fait déjà dans certains parcs classés). Au moins sur certains axes du parc.
Plus de poubelles
Dans les parcs parisiens, la distance moyenne entre les poubelles est généralement de 50 à 100 m. Dans le domaine, on en est très, très loin. Or :
— Celui-ci est très étendu,
— les visiteurs y sont très dispersés,
— les poubelles sont difficiles à localiser.
En particulier, les nombreux habitués qui y promènent leur chien seraient ravies de ne plus avoir à garder sur elles les déjections de leur animal.
Des distributeurs de sacs pourraient d’ailleurs être mis à leur disposition (avec QR codes si l’on souhaite prévenir d’éventuels abus).
Bien que beaucoup d’usagers disent avoir remarqué une détérioration, le domaine demeure relativement propre — il faut saluer cela.
Malheureusement, on observe souvent que, dès que l’on commence à y jeter des détritus, l’état d’un lieu se dégrade à vitesse grand V. Parfois, de manière irréversible.
Compter sur le civisme du public est une intention louable. Dans le même temps, la fourniture de poubelles ne devrait pas être perçue comme un luxe, mais comme une commodité de base. Ou, au minimum, comme un service qui vaut la peine d’être rendu aux usagers. Quelle que soit l’opinion qu’on ait sur la question, il serait dommage de ne pas actionner ce levier dans l’optique de préserver les lieux. Ne serait-ce que par pragmatisme.
Des poubelles, c’est bien
Des poubelles connectées, c’est bien mieux !
Ce service a été développé dans certaines communes aux abords du domaine, ce qui est positif. Nous avons ainsi des retours d’expérience sur ce type de dispositifs.

En raison de l’étendue du domaine, les agents d’entretien sont amenés à parcourir de longues distances. C’est pourquoi des poubelles connectées, telles que celles que propose la société Future Street présentent les avantages suivants :
— Elles fonctionnent au solaire,
— disposent de grandes capacités de stockage,
— sont équipées d’un système de compactage interne,
— contiennent des capteurs qui permettent de mesurer leur niveau de remplissage en temps réel. Ainsi, les agents reçoivent une notification lorsqu’une unité est (presque) pleine et ne se déplacent qu’à ce moment.
Les bénéfices :
— Éviter que des poubelles ne débordent,
— Réduire le nombre de collectes (de 80 % selon cette société),
— réduire leur coût,
— réduire les émissions de CO2 liées aux déplacements des agents.
En outre, leur installation serait une première étape pour faire du domaine un parc intelligent, ce qui — cerise sur le gâteau — serait positif sur le plan de l’image.
À noter : sur le plan esthétique, la conception de ces conteneurs peut être personnalisée. En l’occurrence, elle pourrait être d’apparence discrète afin de bien s’intégrer visuellement.
Des distributeurs de crème solaire
Les usagers pourraient avoir accès à des dosettes de crème en scannant un QR code sur un distributeur sécurisé. Soit gratuitement, soit en payant.
L’idée peut paraître un peu insolite… Et pourtant, pour des raisons à la fois sanitaires, écologiques et économiques, nous (la population et les pouvoirs publics) serions avisés de :
1 — Placer des distributeurs dans les parcs, mais aussi sur les plages, dans les piscines, les écoles, etc. Avec des produits qui concilient au mieux santé des humains et respect des écosystèmes marins (dans le cas des plages).
2 — Utiliser les smartphones et objets connectés pour nous protéger des méfaits du soleil et nous dépister.
Voici un écrit dans lequel j’approfondis le sujet :
Pour des distributeurs publics de crème solaire écoresponsable
Diverses suggestions
Important : les nouvelles infrastructures ne devraient aucunement empiéter sur les parties boisées du domaine. Vu son étendue et vu sa configuration, cela me semble non seulement préférable, mais aussi tout à fait réalisable.
Certaines d’entre elles pourraient d’ailleurs être regroupées dans des zones spécifiques.
Autres services qui pourraient intéresser des usagers :
— Des tables à langer,
— Des aires de jeux pour les enfants (il n’en existe qu’une actuellement),
— Des espaces dédiés à la libre pratique d’un sport : il n’y en a pas un seul actuellement, tandis qu’à Paris, malgré la densité urbaine, on en trouve désormais partout.
— Plus de bancs (notamment pour les vieilles personnes),
— Plus de tables de pique-nique,
— Plus d’aires de stationnements pour vélos,
— Une buvette supplémentaire côté ouest : entre Ville-d’Avray et l’esplanade, on n’en trouve aucune (à l’exception de celle du stade Français qui est privée).
Enfin, compte tenu des menaces qui se profilent à l’horizon, il serait sans doute sage d’entamer une réflexion sur la manière d’assurer la sécurité en temps de guerre.
Des plans du domaine
Placés à chaque entrée, ils pourraient être consultés depuis un smartphone en scannant un QR code ainsi que sur son site Internet. Ils seraient disponibles dans de multiples langues.
On pourrait notamment y trouver l’emplacement de tous les services évoqués dans cet article. À commencer par ceux des services de première nécessité : poubelles, fontaines, toilettes, etc.
Qu’est-ce que tout cela vous inspire ?
Qu’aimeriez-vous ajouter ?
Libre à vous de partager vos réflexions, suggestions ou de me contacter