Propositions pour le domaine national de Saint-Cloud

Propositions pour le domaine national de Saint-Cloud



Introduction
Situé à seulement 6 kilomètres de Paris, le domaine de Saint-Cloud est 18 fois plus vaste que le jardin du Luxembourg. C’est aussi l’un des deux plus grands parcs du département des Hauts-de-Seine et l’un des plus beaux de France. Pourtant, lorsque l’on arrive sur place, on est souvent frappé par le peu de monde qui le fréquente. C’est dommage, non ?

Cette situation pourrait sans doute évoluer si on s’attachait à faciliter la vie de ses usagers. Pour cela on pourrait y proposer
de nouveaux services et développer certains services actuellement déficients. 

Vous faites partie des amoureux du domaine ? De ses usagers réguliers ou occasionnels ? Vous voulez que ce joyau gagne encore en éclat ? Si vous aussi vous désirez peser sur sa gestion et son devenir, vous pouvez faire entendre votre voix en faisant part de vos suggestions et opinions dans les commentaires ainsi qu’en partageant cet article.

Pour le public, pour l’image du domaine et pour ses finances

Suivre quelques pistes simples et réaliser des investissements relativement modestes permettrait à ce lieu enchanteur de gagner en attractivité et de faire en sorte que :
— Davantage de personnes puissent en profiter,
— Les gens puissent y aller plus souvent,
— rester sur place plus longtemps,
— dans de meilleures conditions,
— dans le respect des lieux.

Elles permettraient aussi au domaine de : 
— Augmenter ses recettes,
— renvoyer une image innovante, avant-gardiste,
— et même : être un parc modèle, une référence en matière d’aménagement.


Des mesures bénéfiques pour de multiples publics

Ces mesures permettraient d’en faire un lieu (encore) plus accueillant et d’améliorer concrètement l’expérience de l’ensemble des visiteurs, mais plus particulièrement celle de :
— Nos aînés,
— La gent féminine
,
— Les enfants,
— Familles,
— Sportifs, 
— Les gens qui y promènent leur chien
— Toutes les personnes sensibles à la propreté.

En outre, si vous êtes propriétaire d’un logement, de bureaux ou d’un commerce (café et restaurant notamment) aux alentours, il est dans votre intérêt que le domaine soit aussi attrayant que possible. En particulier s’ils sont situés dans l’une des villes limitrophes :
— Garches,
— Marnes la Coquette,
— Saint-Cloud,
— Sèvres,
— Ville-d’Avray.

… Mais aussi dans d’autres communes des Hauts-de-Seine. 

Aussi et surtout : le domaine étant en grande partie financé par l’État et par le Centre des Monuments Nationaux
, eux-mêmes financés par le contribuable français, chacun et chacune devrait être en mesure d’en profiter. 

L’être humain a besoin de se connecter à la nature pour maintenir son équilibre, son bien-être… Or, la plupart des Franciliens vivent dans des cadres urbains caractérisés par le béton, le bruit, la promiscuité et un rythme de vie souvent intense.

Voici quelques propositions, pour qu’ils puissent se ressourcer dans ce que certains nomment le « poumon vert » de la région parisienne. Pour que les lieux soient plus et mieux investis par le public… 

Installer plus de fontaines et de toilettes 
Ce sont des services de toute première nécessité… Pourtant, ils font cruellement défaut. De plus, ils sont difficiles à localiser.

Pour les fontaines, je pense notamment aux nombreux coureurs et cyclistes : il est essentiel — vital même — qu’ils puissent s’hydrater.  

Pour que les chiens aussi puissent s’abreuver, on peut prévoir des gamelles rattachées aux fontaines par une chaîne.

Lors d’un entretien téléphonique, le précédent administrateur, Brice Mathieu, m’avait dit envisager la mise en place de toilettes sèches. C’est une option particulièrement pertinente dans la nature. Il existe d’ailleurs des prestataires qui commercialisent des toilettes publiques sèches.

J’en profite pour porter à votre attention un billet précédemment publié sur Piquez Mes Idées : 
16 propositions pour développer, moderniser et améliorer l’offre de toilettes publiques 
— L’article complet
— Un résumé d’une page (au format PDF)


Des urinoirs (y compris pour femmes et filles)
C’est une solution simple, peu coûteuse — à l’installation comme à l’entretien — et qui pourrait être mise en place rapidement. Elle serait utile et appréciée de tous.

Il existe désormais des urinoirs publics pour femmes. En installer dans le domaine serait aussi une mesure forte en matière d’égalité d’accès aux équipements.

La société Vision Verte commercialise des produits potentiellement intéressants. En l’occurrence, des urinoirs fonctionnant :
— Sans eau,
— sans électricité,
— sans chimie,
— sans odeurs,
— sans contact.

Elle propose des modèles : 
— Pour hommes

— Pour enfants
— Pour femmes, en position debout (photo ci-dessous) 
Pour en savoir plus sur ce modèle, vous pouvez consulter
cette vidéo de 30 secondes ou encore cet article de presse.

Urinoir pour femmes (Isis)

Autres prestataires qui commercialisent des urinoirs publics pour femmes (en position assise) :
— 
Lapee
— Madame Pee
— 
Marcelle

Des chemins pour piétons praticables
Les automobilistes bénéficient de larges et nombreuses routes goudronnées pour traverser le parc. À plus forte raison, les piétons devraient disposer de chemins convenables. Or, actuellement, c’est loin d’être le cas. Et ça l’est encore moins pour les PMR (personnes à mobilité réduite) ou pour les personnes avec un landau.

Prenons l’exemple de l’axe le plus fréquenté : la grande allée de Marnes. Le sol y est irrégulier et elle n’est pas praticable par mauvais temps — ni pour marcher ni pour courir. En effet, elle est souvent couverte de boue, de flaques d’eau ou de verglas. Le risque de chute est réel. Résultat : comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, certaines personnes empruntent la route goudronnée, ce qui est encore plus dangereux, en particulier pour les enfants.


Une solution pourrait consister à poser des revêtements stabilisés perméables (cela se fait déjà dans certains parcs classés). Au moins sur certains axes

Plus de poubelles
Dans les parcs parisiens, la distance moyenne entre les poubelles est généralement de 50 à 100 m. Dans le domaine, on en est très, très loin. Or :
— Celui-ci est très étendu,
— les visiteurs y sont très dispersés,
— les poubelles y sont difficiles à localiser.

En particulier, les nombreux habitués qui y promènent leur chien seraient ravis de ne plus avoir à garder sur elles les déjections de leur animal.

Un article en lien avec ce sujet : 
Les déjections canines, un danger méconnu pour la biodiversité

Des
distributeurs de sacs pourraient d’ailleurs être mis à leur disposition (avec QR codes si l’on souhaite prévenir d’éventuels abus).

Le domaine demeure relativement propre — il faut le souligner. Cependant, beaucoup d’usagers disent avoir noté une détérioration.

Près du Mémorial Lafayette

On observe souvent que, dès que l’on commence à y jeter des détritus, l’état d’un lieu se dégrade à vitesse grand V. Parfois, de manière irréversible.  

Compter sur le sens civique des gens est une intention louable. Dans le même temps, on ne devrait pas considérer la fourniture de poubelles comme un luxe, mais comme une commodité de base. Ou, au minimum, un service qui vaut la peine d’être rendu aux usagers. Quelle que soit notre opinion sur la question, il serait judicieux d’actionner ce levier dans l’optique de préserver les lieux. On peut voir ça comme une mesure p
ragmatique.

Des poubelles, c’est bien !
Des poubelles connectées, c’est bien mieux
 !
En effet, elles permettent de faire plus et mieux avec moins.

Poubelle connectée de la société Future Street près de la porte des Vignes à Ville-d’Avray

En collaboration avec la société Future Street, ce service a d’ores et déjà été développé dans certaines communes aux abords du domaine, ce qui est positif. Nous avons ainsi des retours d’expérience sur ce type de dispositif et sur ce prestataire en particulier.
Les poubelles connectées qu’il propose présentent de nombreux avantages :

Elles ont une grande capacité de stockage.
Elles sont dotées d’un système de compactage interne.
Elles contiennent des capteurs qui permettent de mesurer leur niveau de remplissage en temps réel. Ainsi, les agents d’entretien reçoivent une notification lorsqu’une unité est (presque) pleine et ne se déplacent qu’à ce moment.
⇒ Tout cela permet d’éviter qu’elles ne débordent,
⇒ de réduire le nombre de collectes (de 80 % selon la société),
⇒ réduire leur coût, 
⇒ réduire les émissions de CO2 liées aux déplacements.
Cela est d’autant plus intéressant pour le domaine de Saint-Cloud, où les agents doivent parcourir de longues distances.

En outre, leur couvercle reste fermé
⇒ pas de dispersion des détritus

Elles fonctionnent à l’énergie solaire
⇒ on peut les placer n’importe où 

Elles offrent un système de tri
⇒ possibilité de recycler

Elles peuvent être équipées d’un distributeur de sacs
⇒ moins de déjections canines au sol 

Elles sont personnalisables visuellement  
⇒ une apparence discrète peut être choisie  

Enfin, leur installation marquerait un premier pas vers la transformation du domaine en parc intelligent
⇒ cela aurait notamment un impact positif sur le plan de l’image.

Des distributeurs de crème solaire
Les usagers pourraient avoir accès à des dosettes de crème en scannant un QR code sur un distributeur sécurisé. Soit gratuitement, soit en payant.

L’idée peut paraître un peu insolite…           
Cependant, pour des raisons à la fois sanitaires, écologiques et économiques, nous (la population et nos pouvoirs publics) serions avisés de :
1 — Placer des distributeurs dans les parcs, mais aussi sur les plages, dans les piscines, les écoles, etc. Avec des produits qui concilient au mieux santé des humains et respect des écosystèmes marins (dans le cas des plages).
2 — Utiliser les smartphones et objets connectés pour nous protéger des méfaits du soleil et nous dépister.

Voici un article dans lequel j’approfondis le sujet :
Pour des distributeurs publics de crème solaire (écoresponsable)


12 propositions complémentaires
D’autres services qui pourraient être utiles et appréciés des usagers :

    1. Un parc canin 
    2. Un espace dédié à la libre pratique d’un sport (à Paris, malgré la densité urbaine, on en trouve dans de très nombreux quartiers)
    3. Une seconde aire de jeux pour les enfants
    4. Avec des balançoires 
    5. Des tables à langer
    6. Plus de bancs (notamment à l’attention de nos aînés)
    7. Plus de tables de pique-nique
    8. Des aires de stationnements pour vélos
    9. Une buvette supplémentaire dans la partie ouest : entre Ville-d’Avray et l’esplanade, on n’en trouve aucune (à l’exception de celle du stade Français qui est privée)  
    10. Des plans du parc : placés à chaque entrée, ils pourraient aussi être consultés sur smartphone en scannant un QR code ou sur le site Internet du domaine de Saint-Cloud. Ils seraient disponibles dans plusieurs langues.  
    11. Entamer une réflexion sur la manière d’assurer la sécurité en temps de guerre. Compte tenu des menaces qui se profilent à l’horizon, ce serait sans doute prudent.
    12. Anticiper les risques croissants de feux de forêt.  

À noter : il pourrait être souhaitable de regrouper dans des zones spécifiques les différentes infrastructures mentionnées dans cet article.

1 hectare (sur 460) suffirait   
Les infrastructures ajoutées ne devraient en aucun cas empiéter sur les parties boisées. Vu l’étendue et la configuration des lieux, cet objectif semble aisément atteignable. 

Entièrement privé et clôturé, le terrain de la Faisanderie s’étend sur une superficie de 10 hectares à l’intérieur du domaine.
Rappelons que 1 hectare correspond à 10 000 mètres carrés.

Si on leur réservait ne serait-ce que 1 hectare sur les 460 que comptent le parc, cela serait très largement suffisant pour proposer l’ensemble des services évoqués dans cet article (à l’exception peut-être d’un parc canin). Dont des services de toute première nécessité, comme l’accès à des fontaines d’eau et à des sanitaires. 

Principaux bénéfices  
Les prestations évoquées ici permettraient de :
— Offrir au public le confort nécessaire pour une promenade agréable, sans risque de trébucher, sans stress, en sécurité, aujourd’hui et demain,
— En faire un lieu encore plus accueillant. En particulier pour la gent féminine, nos aînés, les petits, les familles, les sportifs ainsi que les personnes qui promènent leur chien,

— Garantir un meilleur niveau de propreté, 
— Nous protéger des méfaits du soleil,
— Être un laboratoire pour des innovations qui seraient ensuite adoptées dans d’autres parcs,
— Réaliser un beau « coup de pub », 
— Valoriser les biens immobiliers à proximité,
— Stimuler l’économie locale,
— Faire rayonner le domaine de Saint-Cloud ainsi que le Grand Paris.

À vous de jouer ! 
De nombreuses idées et réflexions évoquées dans cet article viennent de personnes avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger.

Et vous ? 
Parmi ces différentes propositions, lesquelles vous semblent bonnes ? Lesquelles vous semblent mauvaises ? Pourquoi ?  

Avez-vous des suggestions à partager ?

Quelle est votre expérience en tant qu’usager du domaine ?

Vous êtes invités à raconter cela en commentaire et à faire connaître cet article autour de vous. 

Enfin, libre à vous de me contacter.